La toxine botulique

La technique la plus efficace de prévention du vieillissement facial est aujourd’hui l’injection de toxine botulique. C’est une substance qui diminue la contraction des muscles en agissant au niveau de la jonction neuromusculaire (action myorelaxante).

C’est en 1973 que Scott initia l’utilisation médicale de la toxine botulique en strabologie. De nos jours, l’utilisation de ce produit dans le strabisme aigu sévère, permet d’éviter la chirurgie dans 80 % des cas.

L’utilisation de la toxine botulique dans l’indication esthétique, commence au Canada en 1987, quand Jean et Alastair Carruthers, respectivement ophtalmologiste et dermatologue, remarquent qu’un patient traité pour blépharospasme (la toxine permettait d’empêcher la contraction permanente de sa paupière) ne présente plus de rides de la patte d’oie. Ils initient alors l’incroyable aventure de l’utilisation de la toxine botulique dans une indication esthétique : pour prévenir l’accentuation du vieillissement en diminuant la force de contraction des muscles de la mimique.

Depuis, des millions de séances d’injections ont été réalisées et, peu à peu, les organismes responsables de la Santé de nombreux pays ont, au vue de la bonne sécurité et du recul important concernant ce produit, autorisé son utilisation dans l’indication esthétique pour les rides inter sourcilières (Etats-Unis, Canada, Suisse, France…).

En février 2003, les autorités administratives françaises chargées du contrôle des médicaments, ont pour la première fois délivré une autorisation de mise sur le marché (AMM) à visée esthétique à la toxine botulique VISTABEL (laboratoire ALLERGAN). Cette autorisation concerne l’utilisation esthétique pour le traitement des rides de la glabelle, sous certaines conditions de compétence des praticiens et de modalités d’utilisation. Lorsque des injections sont pratiquées en esthétique, en dehors de ce site anatomique, elles sont alors réalisées hors AMM.

Depuis 2005 et les travaux de l’équipe Le Louarn/Buthiau/Buis sur le Face Recurve® , l’utilisation de la toxine botulique a deux nouveaux champs d’application : en prévention, avant les premiers signes du vieillissement structurel (cernes, sillons nasogéniens, plis d’amertume…) et en blocage de la régénération musculaire, pour stabiliser l’effet esthétique ou curatif de certaines sections chirurgicales ciblées.